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Parlons en - Politique éducative : peut mieux faire !

Notre Invité du 5 février 2015 :

Michel Dollé est économiste de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques). Depuis vingt ans il s’est consacré à l’étude des questions d’emploi, de revenus, d’inégalités sociales, notamment au sein du Conseil de l’Emploi, des Revenus et de la Cohésion sociale –CERC- (2000-2008) sous la présidence de Jacques Delors. Ce conseil a, en particulier, contribué à l’analyse de l’insécurité de l’emploi, de l’insertion professionnelle des jeunes et a initié l’analyse systématique de la pauvreté des enfants ou de la répartition des dépenses d’éducation.

Ces ouvrages récents participent à cette réfléxion :
- Jacques Delors, Michel Dollé, « Investir dans le social » Odile Jacob, 2009 et 2011
- Michel Dollé, « Peut mieux faire – Pour un renouveau des politiques de l’éducation », éditions Saint-Simon, 2012
- Collaboration à l’ouvrage collectif sous la direction de Christine Hélot et Marie-Nicole Rubio « Développement du langage et plurilinguisme chez le jeune enfant », éres, 2013

Son livre : « Peut mieux faire – Pour un renouveau des politiques de l’éducation » - M.Dollé

Dépenser pour l’enfant, oui, mais pour quels résultats ?
Ce chapitre s’organise autour d’un triple constat. Au regard des pays avancés de l’OCDE, la France consacre des ressources publiques importantes en faveur des enfants. En revanche, la France est seulement dans la moyenne pour les résultats globaux en termes de bien-être et surtout de bien-devenir des enfants, et sur certains points sa position relative se détériore. Les résultats moyens ne sont donc pas à la hauteur des efforts consentis. Enfin, les politiques publiques en faveur des enfants ne parviennent pas, autant qu’en d’autres pays, à réduire les inégalités de bien-devenir résultant des différences socio-économiques entre familles.

Le développement de l’enfant. Jalons pour des politiques
Le développement de l’enfant suit un déroulement marqué, de la naissance à l’adolescence, par des périodes « critiques » où se joue le développement de telle ou telle compétence. Il insiste aussi sur le fait que les différentes compétences (cognitives, affectives, de socialisation…) se développent de manière très interdépendantes ; c’est la raison pour laquelle un enseignant ne peut se contenter du seul développement des compétences cognitives, au risque d’être peu efficace. Dans ces périodes, il est particulièrement sensible aux influences de son environnement. Ce chapitre, souligne le rôle de l’enfant comme acteur de son propre développement et l’importance de l’estime de soi pour dynamiser ses progrès.

L’enfant, la famille, l’Etat. Quels principes pour une politique de l’enfance
Changer de cap heurtera bien des intérêts catégoriels. De plus, cela mettra en question la manière dont s’est figée dans notre histoire la séparation des sphères publiques et privées, c’est-à-dire notre conception de la laïcité ou encore la manière dont nous avons défini le modèle d’intégration des immigrés. Lever les obstacles nécessite de convaincre une large majorité des acteurs comme de l’opinion. Selon l’auteur, un des leviers lui semble être la discussion approfondie des principes de justice applicables dans l’éducation et en particulier le contenu à donner à l’égalité des chances.

Les enfants vulnérables
Le développement d’un enfant et la réussite scolaires peuvent être entravés par l’accumulation de facteurs de risques tenant à son environnement familial et social, comme à des déficiences propres de nature physique ou psychologique. L’auteur nous invite à en tirer les conséquences du point de vue des politiques de l’enfance.

Les politiques d’accueil et d’éducation, de la naissance à la scolarité obligatoire
Dans ce chapitre, il esquisse un schéma pour une politique de l’accueil et de l’éducation des enfants (jusqu’à leur entrée dans le cycle de la scolarité obligatoire) visant à mieux répondre aux besoins de ceux-ci et qui soit également moins inégalitaire. Dans ce cadre, il nous invite à nous interroger sur plusieurs points. Tout d’abord, sur la question des congés parentaux suivant la naissance. En second lieu, comment améliorer les conditions de l’accueil et de la pré-éducation des tout jeunes enfants, alors que la pression de la demande nous engage dans des voies problématiques de ce point de vue ? La troisième question porte sur l’orientation « pédagogique » à donner aux dispositifs d’accueil et d’éducation.

Enseigner ou éduquer ?
L’école doit procéder à une révolution copernicienne. En ne se limitant pas à être un lieu de « transmission des connaissances », un lieu d’enseignement, elle doit viser à être le point central du développement de l’enfant, de son cheminement vers l’âge adulte. Elle doit retrouver le sens fondamental de l’éducation : donner à chaque enfant la capacité « d’accomplir, autant que possible, sa tâche d’homme »

Le soutien au revenu des familles
Redéfinir les orientations des dispositifs de soutien (allocations et réduction d’impôt) au revenu des familles est doublement nécessaire. Résultat d’un empilement de dispositifs sociaux et fiscaux remontant à plus d’un demi-siècle, le système n’est pas des plus efficaces au regard du bien-être et du bien devenir des enfants. Surtout, il contribue très peu à l’objectif d’une plus grande égalité des chances.

Parlons en !

Parlons-en invite les habitants et les acteurs de la Goutte d’Or à échanger autour de sujets de société, en lien plus ou moins direct avec les questions qui traversent le quartier. Autour d’un invité et d’un support (film, livre, réalisation web..), il s’agit de faire connaissance avec un sujet et d’en débattre en toute simplicité.
Parlons-en vous donne rendez-vous tous les 2 ou 3 mois, suivez l’évolution du programme dans l’agenda de www.gouttedor-et-vous.org !




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